samedi 24 novembre 2012

Avec Shemekia Copeland, le blues a de l’avenir (JDD)

A 33 ans, l’Américaine a déjà gagné ses galons de Queen of the Blues. Elle clôt sa mini-tournée hexagonale lundi à Paris, au New Morning.

Le coup de la nouvelle étoile du blues, de l’artiste qui dépoussière le genre, on nous l’a déjà fait. Tous les 4-5 ans, émerge un jouvenceau censé être adoubé par les vieux maîtres (c’est la maison de disque qui le dit), tout en élargissant les horizons. A chaque fois ou presque, il a une guitare à la main, clame sa dévotion pour Robert Johnson mais se confond plus ou moins avec Steve Vai, autant dire qu’il se regarde jouer des solos interminables et déshumanisés. Si l’étiquette blues a quelque chose d’authentique, les contrefaçons pullulent. Rien que pour ça, se pencher sur le cas Shemekia Copeland s’avère rafraîchissant.

mercredi 21 novembre 2012

Led Zeppelin ou le crépuscule des dieux (Le Figaro)



En 1977, la scène punk prétendait avoir la peau des dinosaures du rock. Clash, Sex Pistols, Buzzcocks et autres Damned n'avaient alors qu'une idée en tête: rayer les mastodontes issus de la décennie précédente de la carte. Mettre fin à la domination de Pink Floyd, des Who ou de Led Zeppelin. Ayant acquis le statut de semi-divinités auprès de leur public, ils étaient considérés comme les symboles de l'embourgeoisement d'une musique qui aurait perdu l'urgence et la spontanéité des origines. Trente-cinq ans après, force est de constater que les «dinosaures » ont plutôt mieux résisté aux ravages des années que leurs opposants punks. Non seulement leur règne n'a pas été compromis par les impétrants, mais leur pérennité est assurée, à mesure que chaque génération découvre leur legs colossal.