vendredi 29 août 2014

Balade autour de Sète et des étangs de l'Hérault


Ce matin, le temps est incertain et la météo pessimiste. Cependant les nuages semblent se concentrer sur les reliefs.

Plutôt que de rester enfermés, nous décidons d'aller visiter la cathédrale de Saint Pierre de Maguelone  en passant au plus près du bord de mer. Nous quittons notre studio et traversons Palavas les Flots. Par précaution, je ne prends pas la petite GoPro. Même si elle est étanche, je reste prudent.


Cependant, la route du bord de mer n'en a que le nom. Elle est coincée entre des constructions qui bloquent toute vue sur la Méditerranée.

Passé Palavas, la route avance sur une bande de terre coincée entre les étangs et la mer. Une longue
dune protège la route. Nous passons dans des camping dont le standing n'a rien à voir avec ceux que l'on voit par ailleurs. Les gens qui ont peu de moyens sont mis de côté au sens propre.


Nous arrivons sur un parking qui sert de terminus en saison estivale. Là le bord de mer est le théâtre de
travaux. Une grand canalisation est en train d'être installée dans le sable en limite de plage. Je ne sais pas ce que çà donnera une fois terminé, mais pour l'instant le tuyau qui longe la dune gâche le paysage.

En longeant l'étang nous arrivons à proximité d'une digue qui permet de rejoindre le domaine sur lequel a été construit la cathédrale. Les jeux de lumières entre les nuages sont très beaux et difficiles à rendre en photo. Nous entrons sur le domaine. L'exploitation qui entoure la cathédrale semble immense. Le domaine est exploité par les pensionnaires d'un CAT et les fruits des ventes de vin vont à la vie du dit CAT et à la restauration des bâtiments.


Plusieurs cathédrales ont été construites successivement en ces lieux. On trouve la trace d'un évêché local  des le Veme siècle. Les fondation d'une église détruites au VIIeme siècle ont été trouvées lors de fouilles. Une cathédrale a été construite au XIeme siècle. Il n'en subsiste, aujourd'hui que la chapelle Saint-Augustin, accolée au sud de l'édifice.aux XIIeme et XIIIeme siècles une cathédrale sera construite sur la précédente. Ce sera l'apogée de ce lieu de culte que le pape Urbain II qualifiera de seconde église après Rome. Elle fut abandonnée par l'église et partiellement démantelée au XVII eme siècle. Au XIXeme siècle, une famille de commerçants Montpellierins   ayant acquis les murs se lancera dans une restauration du monument.




 







Dans un bâtiment annexe, géré par le CAT, il est possible de se restaurer pour un bon rapport qualité prix. 

De même on peut se documenter sérieusement sur l'histoire des lieux.









 


D'ailleurs nous en profitons pour nous restaurer sur place. En début d'après midi, le temps ayant l'air de rester correct, nous décidons de longer le bord de mer jusqu'à Sète. Mais d'abord, nous visitons Villeneuve les Maguelone sans passer par la case prison.



Après avoir contourné l'étang de l'Arnel, nous rejoignons une route qui passe sur une digue séparant  l'étang de l'Arnel de l'étang des Moure et qui rejoint le canal du Rhône à Sète.

Une passerelle à franchissement pédestre passe sur ce canal et permet de rejoindre la cathédrale  de Saint Pierre de Maguelone. Ah ben si nous avions su...



Le soleil joue à cache cache avec les nuages. Ne pas rater l'Instant qui rendra la photo du coin superbe. Les
nuages se déplacent tellement vite que ce n'est qu'une question de secondes entre un paysage gris et plat et une image bien contrastée aux couleurs vives. Les étangs et les maisons de pêcheurs dégagent une atmosphère sereine. Quel calme !

Dans  Villeneuve les Maguelone, le centre médiéval est entouré de lotissements dans lesquels on se perd facilement. Les terres agricoles qui ont survécu à la croissance du village sont consacrées à la viticulture.
Le plus beau monument est l'église Saint-Étienne de Villeneuve-lès-Maguelone qui date du XIIe siècle.

De construction romane, elle est située sur la butte qui abritait le village médiéval.  Elle a apparemment servi de modèle à la cathédrale de Maguelone, construite peu après : elle possède à peu de choses près le même plan, dans de plus petites proportions.

Elle possède une grande nef à trois travées qui se termine par une abside semi-circulaire, et un transept se terminant par des absidioles. L’ornement sculpté sur l’abside a été reproduit sur de nombreuses absides d’autres églises romanes de la région.

Le clocher est un vrai donjon et rappelle que l’église servait aussi de refuge et de protection à la population.

Nous reprenons la route en direction de Sète. Nous passons sans nous arrêter à côté de Vic La Gardiole. Dommage qu'il soit un peu tard car le village à l'air sympa.. Le bois des Aresquiers nous tend la main. Son emplacement, au bord de l'étang de Vic est intéressant. C'est seul havre végétal au centre d’un paysage de lagunes. Sa survie dépend de l'évolution de la teneur en sel du sol. Une aire de pique nique est bien visible de la route. Je note ces deux sites pour une prochaine balade dans le coin.

Une fois passé le pont des Aresquiers, nous retrouvons la route qui longe l'étang jusqu'au petit port de Frontignan Plage. Une petite pose ne fait pas de mal. Mais j'aurais préférer m'arrêter le long de l'étang à proximité des flamands...



L'approche de Sète, nous rappelle à la vie réelle. Circulation, entrepôts, usines longent la route. La   Une ville qui cherche le compromis permanent entre sa vocation industrielle, dixième port français en plein développement et touristique qui s'appuie sur la beauté des lieux.
vocation maritime de l'Ile Bleue est flagrante.

Quand on arrive sur Sète, on se repère au Mont Saint Clair. Colline de cent soixante dix mètres de haut, il domine toute la zone des étangs de l'Hérault.


On passe sur les ponts qui enjambent les canaux, c'est une ville bien agréable à traverser. Par contre, trouver un endroit pour s'arrêter et garer la moto convenablement pour pouvoir boire un coup, relève de l'exploit.  

Nous ne prenons pas le temps de visiter vraiment la ville. Nous nous contentons de suivre les canaux, longer la corniche avant de reprendre la route pour contourner l'étang de Thau. Et là c'est décevant. Depuis le temps que je n'avais plus pris cette route, elle a été « aménagée » et nous avons à suivre une grande route droite, coincée entre voie ferrée et dunes sans ne pouvoir apprécier de vue ni sur l'étang, ni sur la mer. Et ce, jusqu'à ce que nous arrivions à Marseillan Plage.

Là nous prenons une route, la D51E6 qui nous fait franchir le Canal du Midi et longer l’Étang de Thau. Et j'apprécie, enfin, le paysage. Nous traversons Marseillan.  Le village s'articule autour d'un centre ancien ramassé autour de l'église Saint-Jean-Baptiste, de la place couverte et de la mairie. Les rues y sont étroites et tortueuses.


L'église Saint-Jean-Baptiste date du XVIIe siècle, mais est construite sur le site d'une église romane du XIe siècle. Il reste aujourd'hui de cette dernière le chevet et ses demi-tours rondes aux toits coniques recouverts de tuiles romaines ainsi qu'une partie de soubassement en pierres de taille. La bâtiment a également conservé des restes d'ajouts gothiques du XIIIe siècle : un chœur, une voûte d'ogives et l'abside.

Le « marché couvert » : la place du marché fut couverte en 1310 d'un édifice en bois, et plus tard d'une charpente bordée en vénitienne qui fut entièrement refaite en 1984. Ses arches sont construits en pierres basaltiques noires d'Agde.

Le port qui s'enfonce comme une dague dans le village mérite le détour.  

Nous  prenons la D51 en direction de Mèze.



Mèze est la plus ancienne ville des bords de l'étang de Thau.



On peut voir quelques monuments médiévaux dont le vieux village,les vestiges des remparts et le château de Girard, Construit à la fin du XVIIe siècle, il abrite aujourd'hui des expositions artistiques et met un parc à disposition du public.

Parmis les monuments religieux, on peut visiter l'église Saint-Martin-de-Caux. Petite église de style roman construite au XIIe siècle. Elle se situe au bord du Cami Roumieu (chemin emprunté par les pèlerins qui se rendaient alors à Saint-Jacques-de-Compostelle. Après la découverte de vestiges gallo-romains (statue en marbre, tombeaux), on peut imaginer que l'église est construite sur une place sacrée utilisée dès l'Antiquité.


Nous prenons à droite, la D613 jusqu'au grand échangeur de Balaruc. Les kilomètres défilent sur une grande route presque droite, mais le paysage est bien plus agréable que de l'autre côté de l'étang. On domine une zone viticole et les zones ostréicoles au bord de l'étang. Quand on prend la peine de regarder, il y a de la vie et la nature où s'affrontent milieux d'eau douce et salins, est très belle.

Arrivés à Balaruc, le ciel, qui menaçait de nous tomber sur la tête, envoie ses première hallebardes. Arrêt sur le premier parking venu, enfilage de la tenue de pluie, et redémarrage.

Le retour se fera, sans imagination, en restant sur la voie à grande circulation, en espérant que les hallebardes restent dans les nuages et en souhaitant une météo plus clémente pour le lendemain.

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